Patrimoine culinaire : 20 piliers de la gastronomie Sawa

Entre les rives du đđšđźđ«đą, les terres du đđ€đđŠ, les plaines du đđšđźđ§đ đš et celles de la đđđ§đđ đ-đđđ«đąđđąđŠđ, la cuisine Sawa sâest construite autour des produits de lâeau, du manioc, du plantain, du macabo, des graines de courge, de lâhuile de palme et dâun grand Ă©ventail dâĂ©pices.
đ. đđđšđ„Ă©
VĂ©ritable emblĂšme de la cuisine đđđ°đ, le ndolĂ© associe les feuilles amĂšres du mĂȘme nom Ă une pĂąte dâarachide.
La prĂ©paration est gĂ©nĂ©ralement enrichie de đđđđđđđđđ, đ âĂ©đđđđđđđđđ, đ đ đđđđđđđ đđđĂ© ou de đđđđđ đ, avec ail, oignons et Ă©pices. Il est traditionnellement accompagnĂ© de miondo, de bobolo, de plantain ou de manioc.

đ. đđđšđ§đ đš'đš đđđĄđšđđą
Ce plat, particuliĂšrement associĂ© aux đđđŹđŹđ, se reconnaĂźt Ă sa sauce presque noire et Ă son parfum puissant.
Sa préparation repose sur le mbongo, un mélange d'épices torréfiées et d'aromates qui donne à la sauce sa couleur et son goût caractéristique.
Il accompagne gĂ©nĂ©ralement le poisson, mais peut aussi ĂȘtre prĂ©parĂ© avec de la viande.

đ. đđźđ°'đ đđąđđźđŠđđ
Poisson frais, épices, piment et feu de bois composent ce grand classique de la table cÎtiÚre.
Ă Douala, les marchĂ©s et quartiers proches du đđšđźđ«đą (đđźđ©đ°Ăš, đđĂŻđđš)ont contribuĂ© Ă faire du poisson grillĂ© une vĂ©ritable institution populaire. Les poissons peuvent ĂȘtre servis entiers avec une sauce pimentĂ©e, des oignons et du plantain ou du miondo.
đ. đđąđšđ§đđš
Le đŠđąđšđ§đđš est un bĂąton de pĂąte de manioc fermentĂ©e, enveloppĂ© dans des feuilles puis cuit Ă la vapeur. Souple et lĂ©gĂšrement acidulĂ©, il constitue lâun des accompagnements emblĂ©matiques de la cuisine Sawa, notamment du ndolĂ© et de nombreuses sauces de poisson.

đ. đđšđđšđ„đš
Plus Ă©pais et plus dense que le miondo, le đđšđđšđ„đš est lui aussi fabriquĂ© Ă partir de pĂąte de manioc fermentĂ©e et cuite dans des feuilles. Il accompagne les sauces, les poissons et les plats de viande. Sa texture compacte permet de le consommer facilement avec les doigts.

đ. đđąđđšđźđŠđđ
Du pays đđđŹđŹđ, le mitoumba est un gĂąteau de manioc fermentĂ© mĂ©langĂ© Ă lâhuile de palme puis cuit Ă la vapeur dans des feuilles. Il peut ĂȘtre consommĂ© seul, comme en-cas, ou servir dâaccompagnement. Sa bonne conservation en a longtemps fait un aliment pratique pour les dĂ©placements.

đ. đđ€đšđ€đą
Lâđđ€đšđ€đą est une prĂ©paration cuite Ă lâĂ©touffĂ©e dans des feuilles. Dans sa forme Ă base de đđšđ«đ§đąđ„đ„đ, les graines sont dĂ©barrassĂ©es de leur peau, Ă©crasĂ©es puis mĂ©langĂ©es Ă lâhuile de palme, au piment et aux aromates. AssociĂ© notamment au pays đđđšâđš, dans le đđšđźđ§đ đš, il appartient pleinement au patrimoine culinaire Sawa du Littoral.

đ. đđ€đšđ€âđ đđđ€đ°đđŠđđ
Cette variante de la famille des đđ€đšđ€đą repose sur du đŠđđ§đąđšđ đ«Ăąđ©Ă© đđ đđđ«đŠđđ§đĂ©, auquel sont associĂ©s huile de palme, poisson fumĂ©, Ă©crevisses et feuilles de macabo. La prĂ©paration est ensuite enveloppĂ©e dans des feuilles et cuite Ă lâĂ©touffĂ©e.

đ. đđ€đšđ€âđ đđđđŹđŹđą
Dans cette autre variante, la base est constituĂ©e de đŠđĂŻđŹ, auquel peuvent ĂȘtre associĂ©s petits poissons fumĂ©s, Ă©crevisses et Ă©pices. Sa prĂ©paration en feuilles lui donne une texture compacte et un goĂ»t fumĂ©. A lâouest du pays , sa forme et sa couleur lui ont valu le surnom populaire de « đđđ§đźđ đŠđąđ„đąđđđąđ«đ ».

đđ. đđđ€đ°đđ§
Le đđđ€đ°đđ§, prĂ©parĂ© Ă partir de macabo finement rĂąpĂ©, est enveloppĂ© dans des feuilles puis cuit Ă la vapeur. Il appartient Ă la grande famille des prĂ©parations de tubercules rĂąpĂ©s caractĂ©ristiques des rĂ©gions forestiĂšres et cĂŽtiĂšres. Selon les peuples et les rĂ©gions, des recettes proches portent dâautres noms.

đđ. đđšđ„đąđđšđ§ (Koribon)
Le đ€đšđ„đąđđšđ§, Ă©galement appelĂ© dans certaines sources đđđđđđđ, dĂ©signe une prĂ©paration Ă base de feuilles vertes et de graines de courge Ă©crasĂ©es. Les feuilles sont cuisinĂ©es avec la pĂąte de graines et gĂ©nĂ©ralement agrĂ©mentĂ©es de poisson, dâĂ©crevisses ou dâautres protĂ©ines. Il illustre lâimportance des lĂ©gumes-feuilles et des graines dans la cuisine Sawa.

đđ. đđ đđ đšđ§đâđ đđźđ€đšđ§
Le đ§đ đšđ§đâđ đŠđźđ€đšđ§, appelĂ© aussi đđđđđ đđđđđđ ou gĂąteau de pistache, est lâun des grands plats cĂ©rĂ©moniels Sawa. Il est prĂ©parĂ© avec les graines de đđźđđźđŠđđ«đšđ©đŹđąđŹ đŠđđ§đ§đąđą, appelĂ©es localement « pistaches », mĂ©langĂ©es Ă du poisson ou de la viande fumĂ©e et parfois Ă des lĂ©gumes. Traditionnellement associĂ© Ă NoĂ«l et aux mariages, il est aussi Ă©troitement liĂ© aux cĂ©lĂ©brations du đđ đšđ§đđš.

đđ. đđđšđ đĄđš đ§đ đđ đđ«đ đĄđ
Ce plat associĂ© aux đđ°đšđđą repose sur la patate douce accompagnĂ©e dâune prĂ©paration Ă base dâaubergine. Simple et nourrissant, il rappelle une cuisine familiale oĂč les tubercules et les lĂ©gumes du terroir constituent la base du repas quotidien. Sa prĂ©paration est particuliĂšrement liĂ©e Ă la mĂ©moire culinaire des familles ewodi.
đđ. đđ°đđ§đŁĂĄ đđšđđš
Le đŠđ°đđ§đŁĂĄ đŠđšđđš, Ă©galement appelĂ© đŠđźđđ§đđŁâđ đŠđšđđš, est prĂ©parĂ© avec de trĂšs petits poissons frais, souvent assimilĂ©s aux Ă©perlans. Ils sont cuisinĂ©s avec oignons, piment, tomate, ail et diverses Ă©pices telles que le đ đđđđđđ, đđ đĂšđĂš đđ đâĂšđĂšđĂš.

đđ. đđąđđšđźđŠđâđ đđđ€đšđ€đš đšđź đđźđĂ
Chez les đđđ€đšđ€đš, le gĂąteau de manioc peut porter diffĂ©rentes appellations, dont đđźđĂ . La pĂąte de manioc fermentĂ©e est assaisonnĂ©e puis cuite dans des feuilles. Comme le mitoumba, il peut accompagner une sauce ou ĂȘtre consommĂ© seul. Il tĂ©moigne des nombreuses variantes locales dâune mĂȘme tradition autour du manioc.

đđ. đđ đđđ„đđ§ đđđ„đđ§
Le đđđ„đđ§ đđđ„đđ§, Ă©galement appelĂ© đ„đđ„đš dans certaines appellations, est une sauce prĂ©parĂ©e Ă partir de feuilles vertes Ă la texture lĂ©gĂšrement gluante. Dans les versions consommĂ©es sur la cĂŽte, elle peut ĂȘtre associĂ©e au poisson fumĂ©, aux crabes ou Ă la viande et servie avec un fĂ©culent.

đđ. đđźđ©âđ đđąđ§đ đđ§
Le đ đšđŠđđš, appelĂ© đđđđđ en duala, donne son nom Ă cette sauce traditionnelle. Les morceaux ou les graines de gombo sont cuisinĂ©s avec du poisson, de la viande ou des crustacĂ©s, selon les familles. Sa texture filante accompagne notamment le foufou de manioc, le plantain ou dâautres fĂ©culents.

đđ. đđČĂšđ„Ăš đŠđ đĂšđŹđŹĂš
Le đŠđČĂšđ„Ăš đŠđ đŹĂšđŹđŹĂš est une prĂ©paration Ă base de bananes plantains vertes travaillĂ©es jusquâĂ obtenir une pĂąte ou une masse compacte. Servi avec une sauce ou une prĂ©paration de poisson, il appartient Ă cette famille de plats oĂč le plantain constitue le principal fĂ©culent.

đđ. đđ°đđđšđđš na đđđđ§đ đ đđšđźđ©
TrĂšs connue chez les đđđ€đ°đđ«đą et dans lâaire Sawa du Sud-Ouest, cette association est parfois appelĂ©e timba na mbusa. Le đ€đ°đđđšđđš est prĂ©parĂ© avec du macabo rĂąpĂ©, cuit Ă la vapeur dans des feuilles. đđđđ§đ đ đŹđšđźđ©, quant Ă elle, est une sauce obtenue Ă partir de noix de palme fraĂźches, gĂ©nĂ©ralement accompagnĂ©e de poisson fumĂ©, dâĂ©crevisses et de piment.

đđ. đđ€đšđ€Ăš
Chez certains peuples cĂŽtiers, notamment les đđšđ§đ đš, đđđš đđ đđđ€đšđ€đš, đ„âđąđ€đšđ€Ăš dĂ©signe une prĂ©paration de type kok utilisant les produits du palmier. Elle se distingue des prĂ©parations de kok Ă base dâarachide que lâon rencontre ailleurs au Cameroun. La noix de palme, lâhuile de palme et les Ă©pices y tiennent une place importante.




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